ANTIQUITES : Le marché 

Notre analyse succincte du marché©

 

 

Durant deux ans - de 1793 à 1795 -, les ventes révolutionnaires ont dispersé à l’encan plusieurs dizaines de milliers de pièces des châteaux de Versailles, Marly, Rambouillet, Saint-Cloud et Bellevue, pour la plus grande joie des principaux acquéreurs Anglais, Allemands et Français.  Mais déjà, lorsque ces ventes ont débuté, des milliers de meubles de toutes origines avaient fait l’objet d’aliénation. Au cours du XIX° siècle, et de la première moitié du XX° siècle, les musées occidentaux ont pu choisir – ou pour la France,  préempter- les chefs d’œuvre des ébénistes les plus prestigieux. De plus, la riche clientèle internationale éclairée a su se constituer de magnifiques collections par l’acquisition de pièces majeures. Le troisième tiers du XX° siècle– en plus du marché traditionnel européen- a connu la demande déferlante du florissant mais profane marché outre-Atlantique.

 

A ce jour, le marché de l’antiquité des meubles et objets d’art a retrouvé ses fondements. Celui-ci affirme son identité et sa spécificité séculaire par l’acquisition de pièces rares, de belle qualité, généralement estampillées, mais surtout ayant « de l’esprit ». Il sécurisera l’investissement, il répondra aux désirs des amateurs et collectionneurs. Quant aux néophytes, l’éthique, le goût et la qualité de la collection présentée par l’antiquaire seront indispensables pour pérenniser leurs premières acquisitions et leur feront découvrir « le goût du beau ». Il faut dissocier ce marché de celui des pièces « d’usage », pléthoriques et souvent - hors particularismes régionaux – dénuées d’intérêt.

 

En décoration contemporaine, le rayonnement du siècle des lumières, sera, au XXI° siècle, l’indispensable contrepoint à la rigueur d’un ordonnancement parfois trop fonctionnel et trop formel. Ne dit-on pas que « l’ennui naquit un jour de l’uniformité » ! Cet apport stylistique, s’il est de grande qualité, sera la résonance et la signature de toute réalisation personnalisée.

 

Les nouveaux moyens de communication permettent d’éclairer le choix des amateurs et d’élargir leurs connaissances. Ils font le bonheur des acheteurs internationaux qui n’ont pas eu le privilège de côtoyer ces trésors de l’apogée des arts décoratifs français.

 

En ce début du XXI° siècle, il est très difficile pour l’antiquaire - esthète et responsable- de découvrir les pièces rares et de très belle qualité, qui combleront le collectionneur des arts décoratifs du XVIII° siècle. Le marché, gage de sécurité, ne se renouvellera jamais.

 

L’intérêt qui est porté à notre Galerie, la justesse de notre information, la qualité de notre collection et la satisfaction de notre clientèle ont confirmé la pertinence de nos choix.

 

En résumé :

- Le possesseur de mobilier de qualité ne se sépare que très rarement et souvent par obligation des biens légués par sa famille,

- Convoité, le patrimoine du génie français a toujours franchi les frontières après contrôle (exception faite des pièces interdites de sortie du territoire français),

- Inexorablement, il se raréfie.

 

Gérard RIGOT

Le goût d’un antiquaire®

 

 

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